Publié le : 29.04.2026

Clôture du 23e séminaire du FRATEL à Kinshasa : Augustin Kibassa Maliba plaide pour une régulation numérique stratégique et souveraine.


Clôture du 23e séminaire du FRATEL à Kinshasa : Augustin Kibassa Maliba plaide pour une régulation numérique stratégique et souveraine.

Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, a procédé mardi 28 avril 2026, à la clôture du 23e séminaire du FRATEL (Réseau Francophone de la Régulation des Télécommunications), au terme de deux jours d’échanges consacrés aux enjeux de la régulation dans l’espace francophone.

Dans son allocution, le ministre a salué « la qualité exceptionnelle des travaux » menés à Kinshasa, soulignant que la capitale congolaise s’est imposée, durant quarante-huit heures, comme un véritable carrefour de réflexion stratégique sur l’avenir des écosystèmes numériques francophones.

Au cœur des discussions, une conviction majeure s’est dégagée : la régulation ne se limite plus à encadrer les marchés, mais constitue désormais un levier essentiel de transformation économique, sociale et de souveraineté.

S’inscrivant dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le ministre a rappelé que la République démocratique du Congo a fait du numérique un pilier central de modernisation de l’État et de diversification de son économie.

Cette stratégie repose notamment sur :

- le développement d’infrastructures numériques souveraines,

- la gouvernance stratégique des données, considérées comme une ressource clé du XXIe siècle,

- la mise en place de services publics numériques intégrés et accessibles,

- ainsi que le renforcement de la cybersécurité et du capital humain.

Dans ce contexte, la régulation est appelée à jouer un rôle structurant pour accompagner ces transformations, a souligné Augustin Kibassa Maliba.

Les travaux du séminaire ont permis de dégager plusieurs pistes prioritaires, parmi lesquelles :

- la mutualisation des infrastructures pour optimiser les investissements et étendre la couverture,

- la promotion d’une concurrence axée sur les services et l’innovation,

- l’amélioration mesurable de la qualité de service,

- et la réduction de la fracture numérique.

Pour Augustin Kibassa, ces recommandations doivent désormais dépasser le cadre théorique et se traduire en politiques publiques concrètes.

Selon lui, une régulation moderne doit être capable « d’anticiper, d’orienter et de catalyser le développement du secteur ».

Dans un contexte international marqué par des mutations technologiques rapides, le ministre a insisté sur la nécessité d’une coopération accrue entre pays francophones. Il a présenté le FRATEL comme un outil essentiel d’harmonisation réglementaire et de convergence stratégique.

« Aucun pays ne peut évoluer de manière isolée », a-t-il affirmé, réitérant l’engagement de la RDC à renforcer les synergies au sein du réseau.

L’ambition affichée est claire : faire de la Francophonie numérique un espace d’influence et de souveraineté.

En conclusion, Augustin Kibassa a appelé les participants à accélérer la mise en œuvre des recommandations issues du séminaire.

Pour la RDC, le modèle numérique à construire se veut « souverain, inclusif et créateur de valeur ».

Le ministre a officiellement déclaré clos les travaux du 23e séminaire du FRATEL, tout en réaffirmant l’importance de la coopération francophone pour relever les défis du numérique.

« Le véritable enjeu dépasse la technologie : il s’agit de définir le modèle numérique que nous voulons pour nos nations », a-t-il conclu.

Cellcomm